Zone Côtière Canada 2006 Conférence et forum des jeunes
Zone Côtière Canada 2006 Conférence et forum des jeunes Béluga

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Programme de gestion des gaz à effet de serre de Zone Côtière Canada 2008

Conformément à l’objectif de réduire au maximum l’empreinte écologique de cette conférence, un programme de gestion des gaz à effet de serre a été élaboré pour aider les délégués à réduire les émissions produites par leur déplacement à la conférence. Le programme est d’une pertinence particulière pour ceux qui viendront à Vancouver en avion. Vous trouverez de plus amples renseignements sur le programme ci-dessous. Pour participer en faisant un don, cliquez ici.

Qu’est-ce qu’une approche axée sur la gestion des gaz à effet de serre?

La gestion des gaz à effet de serre est un concept général qui compte de nombreux volets parmi lesquels aussi la réduction de la dépendance aux combustibles fossiles par voie de changements et de progrès technologiques (énergies alternatives, combustibles qui émettent peu ou pas de gaz d’origine fossile, progrès en efficacité énergétique, et ainsi de suite). Cette conférence cible un volet en particulier notamment la protection et la conservation des capacités de stockage de carbone des écosystèmes. Cette approche reconnaît que les écosystèmes, en particulier les forêts littorales et les systèmes côtiers de zostère marine, constituent des puits de carbone importants qui sont maintenus par la séquestration (le piégeage du gaz carbonique dans l’atmosphère) et le stockage (le captage du gaz carbonique dans des matières organiques et les racines). Ces écosystèmes entre autres atténuent les effets des émissions de gaz à effet de serre. Ceci étant, ZCC 2008 offre aux délégués le choix d’investir volontairement dans ces écosystèmes importants de la Colombie-Britannique afin de compenser les quantités de gaz carbonique produites par leur déplacement.

Quels sont les chiffres?

Les recherches depuis deux décennies ont calculé la quantité de carbone présente dans divers écosystèmes forestiers intacts. Les écosystèmes forestiers de la Colombie-Britannique comptent des puits de carbone parmi les plus importants du Canada, 311 tonnes C/ha en moyenne, tandis que les forêts littorales comptent entre 600 et 1300 tonnes C/ha. Même si c’est un fait connu que les forêts vieillissantes ne poussent pas aussi vite et absorbent donc moins de carbone par an, l’absorption des gaz par ces écosystèmes intacts pourrait être considérable puisque de vastes quantités de carbone s’accumulent dans le sol sous le couvert forestier. Une étude des forêts tempérées anciennes de douglas verts juste au sud de Vancouver a constaté un puits de carbone annuel (taux de séquestration) d’entre 0.2 et 2.2 tonnes C/ha par an. Ces taux de piégeage seraient très variables et dépendraient des conditions locales et régionales du site.

Les plantes aquatiques enracinées poussent dans les faibles profondeurs de vastes étendues d’eau douce et de systèmes côtiers à travers le monde. Ces systèmes démontrent une très grande productivité et accueillent une grande diversité de ressources aquatiques. Les taux de productivité primaire nets par an pour l’ensemble des marais littoraux d’eau douce, marais salants, mangroves et prairies de zostères varient entre 300 et 1000 gC/m2 ce qui donne entre 3 et 10 tonnes C/ha par an de gaz captés dans des matières organiques dans le monde entier et constitue une fonction de séquestration importante.

La zostère marine est une parmi environ 50 espèces de zostère. La Zostera marina, l’espèce indigène du Canada, pousse dans de nombreuses régions de l’hémisphère nord. Les zostères sont normalement submergées la plupart du temps et poussent en bordure de tous les littoraux du monde. Elles sont parmi les principaux producteurs primaires et forment un habitat essentiel pour les poissons, les invertébrés et les oiseaux.

Les recherches ont établi que les marais littoraux et les systèmes de zostère peuvent, une fois restaurés, accumuler le carbone dans le sol. Ce carbone est stocké pendant de longues périodes. Le taux de séquestration paraît rapide pendant les quarante premières années qui suivent la restauration. De plus, les dépôts détritiques des zostères montrent que l’exportation de biomasses de zostères vers les zones profondes des estuaires et dans les régions marines côtières peut capter encore plus de carbone. En termes de puits de carbone, les systèmes de zostères au large de la côte nord-ouest de l’Amérique du Nord peuvent stocker 3.4 tonnes C/ha d’après les estimations. Vu la nature sédimentaire de beaucoup des milieux occupés par les zostères, cette plante et le carbone contenu dans les sédiments peuvent rester liés pour de longues périodes (dans certains cas pendant des centaines d’années). Une étude dans cette région a évalué le taux annuel de séquestration pour un écosystème intact de zostères (Z. marina) à 2.8 tonnes C/ha par an par. D’autres études ailleurs ont évalué les quantités entre 0.66 et 4.98 tonnes C/ha par an.

Investir dans la gestion des gaz à effet de serre

En offrant cette opportunité d’investir dans les projets de gestion des gaz à effets de serre, l’Association Zone Côtière Canada a désigné deux organisations pour recevoir ces fonds. Il s’agit de la Land Trust Alliance of British-Columbia (LTABC) et de la SeaChange Maritime Conservation Society (SeaChange). Le groupe LTABC gère 28 fiducies foncières et 23 autres organisations vouées à la conservation et à la gouvernance du monde naturel. Ensemble, ces groupes protègent et conservent des propriétés foncières privées en les achetant ou par le biais de servitudes et de conventions de conservation. Les terres protégées incluent des forêts anciennes, des zones ripicoles, des milieux humides, des fermes et ranches et des prairies. En tout, ces groupes gèrent plus de 250,000 ha de propriétés foncières privées en Colombie-Britannique. SeaChange est un organisme sans but lucratif qui cible la conservation des zostères (cartographie), la remise en état et des programmes de sensibilisation pour réduire notre impact sur les systèmes côtiers de la Colombie-Britannique. C’est l’organisation clé à l’échelon de la collectivité du BC Community Eelgrass Network. SeaChange a connu un succès particulier dans le réaménagement et la remise en état des systèmes dégradés de zostères dans toutes les régions de la Colombie-Britannique. Plus de quarante sites ont été identifiés comme sites potentiels de remise en valeur uniquement dans le bassin de Georgia.

Pour donner l’assurance aux participants à la conférence que les projets choisis contribueront à une réduction réelle des émissions de carbone, les deux organisations ont accepté :

  • De faire une étude préliminaire pour déterminer si le projet réduira réellement les émissions de gaz à effet de serre. Il s’agit d’une additionalité qui, dans le cas de la LTABC, éviterait les émissions en empêchant la conversion de terres boisées à d’autres fins. La quantité d’émissions évitées serait calculée, et le taux de séquestration du carbone attribué à la conservation servirait à calculer la compensation. En ce qui concerne SeaChange, il s’agirait du taux annuel de séquestration du carbone d’une colonie de zostères remise en état divisé par le taux du système dégradé d’origine, c’est-à-dire l’importance de la réduction d’émissions de carbone obtenue en conservant l’habitat des zostères dans le cadre d’une gouvernance active.
  • D’évaluer la permanence du projet et donc de sa capacité de compenser à long terme--c’est-à-dire sa capacité de réduire les émissions de gaz à effet de serre--ainsi que du potentiel de régression à l’avenir. Dans le cas des fiducies foncières, toutes les acquisitions de terres ont pour but la conservation permanente de leur valeur, et les servitudes et de conventions de conservation restent en vigueur à perpétuité. Les régressions éventuelles pour cause d’incendie et de maladie seront atténuées en réduisant le risque d’incendies et par le biais de pratiques de gestion qui réduisent l’incidence de maladies sur le long terme. La conservation et la remise en état des colonies de zostères se feront sur le long terme au moyen de campagnes de sensibilisation qui pourraient changer la réglementation de l’exploitation des terres à l’échelon local ainsi que la réglementation de la navigation de plaisance, de l’amarrage, et de l’établissement des cartes des collectivités et des activités de surveillance.
  • D’établir les incertitudes clés tels que la possibilité que des fuites causées par les activités censées réduire les émissions augmentent les émissions ailleurs. Chaque projet recevant une aide financière devra en tenir compte. Par exemple SeaChange suivra le travail de remise en état des colonies de zostères et les projets de compensation ou de mitigation séparément.
  • D’assurer que les avantages découlant de la gestion du carbone du projet sont surveillés et vérifiés sur la durée. Pour les deux organisations, les projets comporteront des obligations de surveillance, de reddition de comptes et de suivi pour assurer que la réduction des émissions continue dans le long terme.

Il faudra établir clairement que les fonds sont destinés à la conservation et à la remise en état. Pour ce faire, les fonds générés par cette initiative seront placés dans les comptes créés à cette fin par LTABC et SeaChange où l’argent s’accumulera et sera investi au fur et à mesure dans des projets de remise en état des colonies de zostère ou de conservation de la forêt littorale.

Comment y participer?

Si vous souhaitez profiter de cette opportunité, vous devrez accomplir les démarches suivantes :

  1. Calculer votre équivalence en CO2 c’est-à-dire les émissions de gaz carbonique reliées à votre déplacement pour cette conférence ce qui pourrait inclure l’aller-retour en avion, ou le déplacement en auto ou par d’autres moyens de transport (autobus, train, bateau). À titre d’exemple, l’aller-retour Halifax-Vancouver fait environ 8900 km en avion et génère 1.95 tonnes de carbone. Divers sites web offrent des calculateurs d’émissions de carbone, notamment
    http://www.terrapass.com/flight/flightcalc.php pour l’avion ou
    http://www.terrapass.com/road/carbon-emissions-calculator.php pour l’auto.
  2. Indiquer sur votre fiche d’inscription que vous souhaitez contribuer à notre programme de gestion du carbone.
  3. Décider du pourcentage d’émissions que vous voulez compenser (100%, 50%, etc.)
  4. Ajouter le montant de votre compensation à vos frais d’inscription.

Coût

Calculé à partir du coût social actuel des émissions de carbone sur les marchés mondiaux, le coût est évalué entre $43 EU et $50 EU par tonne de carbone émise.

Œuvres de référence choisies

Wilson, S.J. and R.J. Hebda. 2008. Mitigating and Adapting to Climate Change through the Conservation of Nature in British Columbia. Land Trust Alliance of British Columbia, Salt Spring Island. 58 p. disponible en ligne à www.landtrustalliance.bc.ca/research

Thom, R.M, S.L. Blanton, D.L. Woodruff, G.D. Williams and A.B Borde, n.d. Carbon Sinks in Nearshore Marine Vegetated Ecosystems. Pacific Northwest National Laboratory, Marine Sciences Laboratory. Sequim, Washington, USA.

Hughes, Z. 2006. Ecological and Economic Assessment of Potential Eelgrass Expansion at Sucia Island, Washington. University of Washington.

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Mise ŕ jour : 2008-04-01
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